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 get mad, then get over it. ◊ Kaidan

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Tributs tués : 112
Pseudo : Unserious
Avatar : Jim Sturgess
Age : 24
Habite au : district quatre
Emploi : mentor
Humeur : troublé
Idéologie : anti-capitole

MessageSujet: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Dim 21 Avr - 16:44



Kaidan James Hunter


« Thank you. I love you. I knew it the minute I met you. I'm sorry it took so long for me to catch up. I just got stuck. »

Mon personnage se nomme Kaidan Hunter. Il est âgé de 24 ans et vient du district quatre. Kaidan est actuellement sans emploi, puisqu’ancien vainqueur. Cela lui permet de vivre dans le luxe, et bien heureusement. Le fait qu'il soit revenu vivant de l'arène a en effet laissé des séquelles irréversibles, que tout l'argent du monde ne pourra pas réparer. Par rapport à la situation actuelle, mon personnage pense que le Capitole est une entité qu’il faut supprimer pour de bon, coûte que coûte. Il est donc anti-Capitole au maximum, malgré son étroite surveillance du fait de son statut de mentor. Enfin, voici ses forces et ses faiblesses : il est rusé, charmeur, et voit toujours le bon côté des choses, ce qui lui permet de se sortir de beaucoup de situations où d’autres baisseraient les bras. Par ailleurs, il est également colérique, jaloux, revanchard, et même si ce sont des faiblesses, elles font de lui un adversaire redoutable.






+ REAL OR NOT REAL ?


Prénom / Pseudo : Agnès / Unserious. ♢ Âge : 24 ans. ♢ Fréquence de connexion ? 7/7 tant que je n’ai pas de boulot ♢ Comment avez-vous connu le forum ? Via ma chérie Chloé / Jo-Beth / Liquorice Wand. ♢ Comment le trouvez-vous ? Magnifique. ♢ Hunger Games dans tout ça ? Lu tous les livres et adepte aussi de la version ciné Wink L’univers est passionnant. ♢ Un petit mot à rajouter ? J’ai hâte de RP avec vous.







Dernière édition par Kaidan Hunter le Sam 27 Avr - 12:57, édité 5 fois
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Tributs tués : 112
Pseudo : Unserious
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Habite au : district quatre
Emploi : mentor
Humeur : troublé
Idéologie : anti-capitole

MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Dim 21 Avr - 16:44





« they cannot take your pride »




ÂGE : 11 ANS
Je m’élance à travers les champs, ma canne à pêche dans la main. Je cours par-dessus les herbes hautes, je franchis chaque palissade comme si j’étais un coureur professionnel. Et puis, j’arrive enfin au plan d’eau. D’autres enfants sont là, déjà en train de pêcher. Un sourire illumine mon visage, alors que je jette ma canne à terre pour retrousser mon pantalon. Et puis, je m’élance dans l’eau. C’est mon élément. C’est là que je me sens le mieux. Le courant marin qui chatouille mes orteils me ferait presque rire, me ferait presque oublier que c’est la première année où je peux être tiré au sort pour participer aux Jeux. Je ne veux pas y penser, vraiment pas. Je sais qu’à la seconde où cette moisson infernale me viendra à l’esprit, je serai paralysé, incapable de faire quoi que ce soit. Et puis, il n’y a pas de quoi s’en faire. Il y a des centaines de gamins dans ce district. Aucun risque que je sois désigné.
Je lance ma ligne dans l’eau, et la mouche reste une dizaine de secondes à la surface avant de disparaître. Je tire de toutes mes forces, puis réussis à hisser une énorme truite hors de l’eau. Les gamins autour de moi paraissent envieux, mais il n’y a pas de quoi ; ce ruisseau est géant, et il accueille les meilleurs poissons de tout Panem. D’ailleurs, mes parents n’ont même plus besoin d’aller au marché grâce à moi ; je leur fournis chaque jour de quoi faire un repas équilibré. Mes doigts glissent sur les écailles de la bestiole qui se dandine, puis finissent par l’agripper pour la jeter dans mon petit sac, que je porte en bandoulière. C’est drôle. Apparemment, il y a très longtemps, les hommes n’avaient pas besoin de chasser, de pêcher, pour survivre. Ils pouvaient tout avoir, sans être trop riches. J’ai un peu de mal à y croire, en fait. Je me dis que si c’est vrai, c’est étrange que la situation ait dégénéré à ce point-là. Que l’on soit désormais contraints de s’entre-tuer pour survivre. D’envoyer des enfants à la mort ; et que cela soit considéré comme un divertissement. Les grands racontent qu’à une époque, des personnes s’étaient rebellées contre ça. Qu’elles avaient refusé que ce spectacle horrible continue. Malheureusement, ils étaient tous morts. Ça, par contre, je le crois. Et ça me fait vraiment peur, parce que je me dis que si un jour, j’ose me rebeller, j’en paierai les conséquences. Je les paierai de mon sang.


ÂGE : 14 ANS
« Le gagnant des 14ème Jeux de la Faim est… Kaidan Hunter ». Je lève les yeux. Ma bouche est pâteuse, mes mains abîmées. Je dois me pincer deux fois pour être sûr que je ne rêve pas. J’ai essayé de ne pas me battre. J’ai quand même dû tuer deux tributs, ce qui est insupportable. La seule pensée de ce que j’ai subi me donne la nausée. Après tout, il fallait survivre. C’est bien ce qu’ils attendaient, non ? Je prends une grande inspiration. L’odeur de la terre et du sang est omniprésente. Je dois être absolument répugnant, dégoûtant. Mais je m’en fiche. Je suis vivant. Je vois l’hovercraft apparaître au-dessus de moi, et sans vraiment comprendre ce qui m’arrive, je me retrouve à bord, entouré par des dizaines de personnes qui souhaitent me parler. Je ne comprends pas, vraiment pas. Je ne comprends pas non plus comment, quelques heures plus tard seulement, je me retrouve habillé d’un costume au prix indécent, sur le plateau de télévision. Les questions se succèdent et ne se ressemblent pas. « Vous avez dû avoir peur, n’est-ce pas ? », « Qu’est-ce que ça vous a fait de tuer quelqu’un, dans un combat au corps à corps ? », « Avez-vous vraiment vécu une histoire d’amour avec cette jeune-fille du sept, tuée le 16ème jour ? ». Je réponds de manière machinale, comme si j’étais absent, un faux sourire accroché à mes lèvres de gosse. « Il faut avoir peur pour avancer », « C’était nécessaire », « C’est de l’histoire ancienne ». Je ne peux pas avouer la réalité. Que la peur était là à chaque seconde, et ne me quittera sûrement pas jusqu’à ma mort. Que l’on ne se remet pas de devoir tuer quelqu’un, que c’est quelque chose qui nous poursuivra toute notre vie. Que cette jeune-fille, j’en étais amoureux, et que j’ai essayé de la protéger, sans succès. Pourtant, je savais qu’un seul d’entre nous aurait la possibilité de vivre ; mais j’avais quand même tenté, dans un espoir de voir les règles changer, d’attendrir le public sur notre relation. J’ai échoué. Je sors du plateau la gorge nouée, incapable de pouvoir dire quoi que ce soit. Je jette un regard en direction de Myrcella. Je n'aurais jamais pu réussir sans elle, j'en suis convaincu. Mais nous savons tous les deux que je ne m'en remettrai pas. Que je resterai cette espèce de coquille vide, pour toujours. Comme elle. Sans âme. On me remet les clefs de ma nouvelle maison, dans le village des vainqueurs de mon district. Je peux m’y installer dès aujourd’hui. Je ne vivrai plus jamais dans la misère, et mon district aura un peu plus de provisions cette année, apparemment. Je serre la mâchoire pour ne pas pleurer. Il est temps de commencer ma nouvelle vie, loin des Jeux, loin de la barbarie. Ma véritable vie, ponctuée par le souvenir des instants d’enfer que je viens d’endurer.

ÂGE : 17 ANS
J’ai sauvé l’un de mes tributs. Enfin. Ce n’est qu’un court réconfort. Je suis jeune pour un mentor, alors je me dis que j'ai de la chance d'avoir déjà vu quelqu'un gagner. Je sais que ça ne durera pas. Que notre district ne gagnera pas de nouveau, pas avant longtemps. Mais je savoure cette petite victoire. Nous sommes dans le train qui nous ramène chez nous. Beaucoup de monde siège à notre table. La présentatrice, bien sûr, mais aussi les maquilleurs et le styliste. Tous ceux qui ont joué un rôle, plus ou moins grand, dans l’aventure de cette année. Au milieu de ce beau monde, Neo, le gagnant. Notre gagnant. Je lui jette quelques regards. Nous sommes les seuls à savoir ce que ça fait de se retrouver dans le couloir de la mort. De se croire condamné, et d’en réchapper. Ceux qui rient avec autant d’insouciance ne pourront jamais nous comprendre. Ils ne vivront jamais ce que nous avons vécu. Au milieu du repas, Neo se lève et s’excuse, prétextant un mal de ventre soudain. Quelques secondes après qu’il soit parti, les discussions reprennent, les rires aussi. Sans un mot, je sors de table à sa suite. « Neo ». Il se retourne, et je vois son regard noyé par les larmes. Je sais ce que ça fait. Je sais ce qu’il ressent. Je le prends par les épaules et l’attire contre moi. Nous n’avons qu’un an d’écart. Même s’il est plus mûr que je l’étais quand je me suis retrouvé catapulté dans l’arène, il n’en est pas moins sensible. Cette épreuve ne devient pas plus acceptable avec l’âge. Je le serre un moment dans les bras, juste le temps qu’il se ressaisisse. Et puis, je recule et lui fais face. « Tu aimais Enyo, je le sais. Et je comprends que ça soit dur pour toi de revenir sans elle ». Il baisse les yeux et serre la mâchoire. Je laisse le silence s’installer quelques secondes, et je reprends la parole. « Quand j’étais dans l’arène, je suis tombé amoureux d’une fille d’un autre district. Elle s’appelait Lara ». Il lève la tête. « Je ne la connaissais pas depuis toujours, comme toi avec Enyo. Je l’ai rencontrée pendant l’entraînement. Je lui avais fait la promesse que je la protègerais, une fois dans l’arène. Que si nous étions les deux derniers, je me tuerais ». Neo ne dit rien. Il attend sûrement la fin de l’histoire. « Elle s’est faite tuer par la fille du district 1. Alors, je l’ai poursuivie. Et je l’ai battue à mort ». Je respire profondément. « J’ai culpabilisé pendant des jours. Jusqu’au moment où on a annoncé que j’étais le dernier survivant ». Neo s’apprête à parler, mais je l’en empêche. « Neo, je suis ton mentor, mais je suis surtout ton ami. Vous ne pouviez pas revenir tous les deux ». Je pose une main sur son bras. « Tu garderas toujours ce traumatisme. Parce que tu as tué des gens, et que ça ne s’oublie pas. Mais ne culpabilise pas pour elle ». Je tapote son bras et retourne dans la salle à manger. Je ne sais pas si mes paroles sont réconfortantes. Mais je veux qu’il sache qu’il n’est pas seul. D’ailleurs, je garderai sans doute également des traces de ces Jeux, en particulier. J’espère bien que c’est la dernière fois que j’ai affaire à des tributs amoureux.

ÂGE : 20 ANS
« Miri, j’espère que tu plaisantes ? ». Je regarde ma sœur droit dans les yeux. Nous sommes assis à la table de ma cuisine démesurément grande, alors qu’elle m’annonce son union avec cet homme du Capitole. « Plains-toi aux parents, Kaidan, ils ont négocié ce mariage », me répond-elle, presque résignée. Je souffle longuement et enfouis ma tête dans mes mains. Je ne sais pas vraiment comment lui dire tout ce que je pense. Malgré nos huit ans de différence d’âge, nous avons toujours été complices. Nous nous connaissons bien. Je sais qu’elle a souffert de me voir partir aux Jeux, il y a six ans de ça. Je sais qu’elle rejette ce régime en bloc, normalement. Alors pourquoi s’allier à l’ennemi ? Ça n’a aucun sens. Même si c’est un mariage organisé, elle a son mot à dire. Je relève la tête. « Tu sais que les gens se rebellent dans les districts… Il commence à y avoir des tensions… Je n’ai pas envie que tu risques d’être tuée simplement parce que tu es passée du côté de l’ennemi ». Elle me lance un regard assassin. « Et bien moi, je ne veux pas que tu risques d’être tué simplement parce que tu participes à la rébellion ». Pourtant, elle sait que je n’ai pas d’autre choix. J’essaie d’être discret, de ne pas me faire attraper – pour l’instant, ils n’ont aucune idée de mon implication dans ces mouvements contestataires -, mais je suis un « rebelle » actif. Il m’est impossible de rester les bras croisés, à regarder les gamins partir à la mort. Je fronce les sourcils. « Je suis mentor depuis six ans. J’ai vu trop de gosses mourir ». Je parle comme un vétéran, mais après tout, j’en suis peut-être un. Plus le temps passe, et plus j’ai de mal à aider les tributs sans m’attacher à eux. Forcément, nous créons un lien. Forcément, je ne veux pas qu’ils meurent. Mais je sais, à chaque fois, qu’au moins l’un des deux ne reviendra pas. Et généralement, je ne revois ni l’un, ni l’autre. Mes yeux se remplissent de larmes. Miranda tend sa main vers moi, mais je me lève. « Tu sais quoi ? Marie-toi. Sois heureuse. Mais si je dois te tuer pour sauver des vies… ». Elle déglutit et me lance ironiquement : « Quoi ? Tu seras le premier à appuyer sur la gâchette ? ». Je secoue la tête. J’espère ne pas avoir à faire ça un jour. Vraiment. Mais j’ai déjà tué pour moins que ça. J’ai déjà tué pour survivre. Je n’hésiterai pas à recommencer. Sans rien dire, je tourne les talons et sors de la pièce.

ÂGE : 23 ANS
Je suis sur l’estrade lorsque le nom de la jeune fille est tiré au sort. Je déteste cette ambiance. Le fait d’être bien habillé pour une occasion si tragique. J’ai l’impression d’aller à un enterrement, vraiment. Après tout, n’est-ce pas ce dont il s’agit ? J’ai été à la place de ces gosses, je ne suis pas dupe. Le seul avantage, c’est que je n’y suis pas resté longtemps. Des centaines de visages me font face, mais un seul cille lorsque la représentante du Capitole énonce la personne désignée. « Jo-Beth Lamont ». Je suis tétanisé. Encore un enfant qui part à la mort. Une fois montée sur scène, elle semble chercher quelqu’un. Sûrement un membre de sa famille. Mais elle reporte son attention sur moi. Je la fixe, sans un sourire, silencieux. Elle est belle. Elle a fait un effort pour être présentable, et ça se voit. Même sans robe de soirée, elle est radieuse. Elle s’est faite belle pour la moisson. C’est tragique. Je sais ce qu’elle pense en ce moment d’ailleurs, j’ai vécu ça. Elle pense qu’elle n’a aucune chance. Qu’elle ne verra plus jamais son district. Et pour être honnête, c’est aussi ce que je pense.

Mes deux tributs me font face. Je tourne la tête un moment pour voir le paysage de Panem défiler. Et puis, la fille m’interpelle. « Vous n’allez rien nous conseiller ? ». Je me retourne et la regarde. J’arrive à ne plus m’impliquer émotionnellement, désormais. À oublier que mes tributs sont avant tout des enfants. À oublier que je dois les protéger. Je suis trop jeune pour assumer une telle responsabilité. « Savais-tu que 90% des tributs du quatre de ces dix dernières années sont morts ? ». Elle ouvre des yeux ronds. J’ai l’impression qu’elle a du mal à me regarder. Elle détourne les yeux, se mordille la lèvre. Le garçon à côté d’elle, plus jeune, est pâle comme un drap. Je n’ai pas beaucoup d’espoir pour lui. Mais elle… C’est autre chose. Je suis peut-être trop optimiste, mais depuis que je la connais, elle me surprend de jour en jour. Je n’ai pas envie de penser qu’elle va gagner tout de suite. Je ne veux pas connaître une nouvelle désillusion, avec la mort du tribut le plus prometteur. Simplement, j’y crois un peu plus qu’avant. J'ai connu beaucoup de désillusions et peu de victoires, après tout. À dix-sept ans, ça ne fait aucun doute qu’elle sait parfaitement se débrouiller. Mais je dois également faire croire au garçon qu’il a ses chances. C’est mon boulot de mentor. Je leur tends à chacun une liste, où j’ai noté les choses primordiales dont il est nécessaire de se souvenir dans l’arène. Des trucs tous bêtes sur la survie. Des conseils qu’ils connaissent déjà, à mon avis. Et puis, certains, plus inédits. Comment construire des pièges, notamment. Comment reconnaître les plus faibles et les manipuler pour en faire des « boucliers ». C’est assez perfide, mais je sais que ça marche. Bien sûr, je n’ai pas testé ces méthodes. Quand j’étais moi-même dans l’arène, je marchais au mental. En me disant que je reviendrais vivant, qu’il fallait que j’y croie. En voyant le bon côté des choses, aussi merdiques soient-elles. J’ai tué une fois au corps à corps, uniquement parce que j’étais musclé, et que mon adversaire avait deux ans de moins que moi. Et mon deuxième meurtre était plus ou moins accidentel. J’avais adopté une tactique franche et dépourvue de tout aspect calculateur. Mais je ne sais pas si mes tributs peuvent se permettre d’agir comme moi. Ils ne sont pas aussi forts que je l’étais à l’époque, de toute évidence. Et vu leur air abasourdi, ils ne sont sûrement pas aussi optimistes. Je les laisse lire leurs fiches, et me lève de table.





Dernière édition par Kaidan Hunter le Ven 26 Avr - 20:47, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Dim 21 Avr - 16:45





« what is an ocean but a multitude of drops? »





Je commence à somnoler, lorsque j’entends frapper à la porte de ma cabine. C’est avec un pas lancinant que je vais ouvrir, pour me retrouver face à la fille. Elle me toise un instant, puis me lance, de but en blanc : « Vous pensez que je peux m’en sortir ? ». J’hésite. Je ne veux pas vraiment lui parler de mes prédictions. De l’impression que j’ai d’elle. J’ai peur qu’elle se révèle fausse, et qu’elle meure quelques minutes après le début des Jeux. D’un autre côté, croire en elle pourrait lui permettre de gagner. De se donner assez de force pour vaincre. « Je pense que je n’ai jamais vu de tribut avec une telle détermination ». Elle fronce les sourcils. « Ce n’est pas une réponse ». Je ris et l’invite à entrer. Elle semble hésiter, mais se dirige finalement vers le canapé de cuir et s’assied. Je la suis et m’installe face à elle, puis la dévisage. Elle serait le parfait visage d’une potentielle rébellion, j’en suis persuadé. Malgré tout, je suis ici en tant qu’intermédiaire du Capitole, même si ça me tue. Je ne peux pas penser à mes opinions politiques en ce moment. Je ne peux pas penser à ma prochaine attaque contre le Capitole. À mon prochain affront. Je réfléchis un moment avant de lui répondre. « Bien sûr que je pense que tu peux gagner. C’est la première fois que ça m’arrive, depuis le temps que je fais ça ». Elle ne semble pas me croire. Avant qu’elle dise quoi que ce soit, je poursuis. « Tu sais, j’ai vu beaucoup d’enfants mourir. Un seul, jusqu'à présent, est revenu des Jeux. Et même si c’est horrible, on s’habitue ». Le silence s’installe, comme si le souvenir des morts passées se manifestait soudain dans la pièce. Au bout de quelques secondes, je reprends la parole. « J’ai besoin que cette habitude cesse. J’ai besoin que tu rentres vivante ». Je ne sais pourquoi, mais je m’accroche à ce petit espoir que peut-être, cette fois, je puisse voir mon district gagner. Je la regarde longuement. « Tu sais ce qui différencie l’homme de l’animal ? ». Elle ne dit rien, mais je vois qu’elle a une idée de là où je veux en venir. « Ils souffrent tous les deux, ils aiment tous les deux, mais il y a une énorme différence entre les deux… L’animal ne sait pas qu’il est mortel. L’homme le sait parce qu’il a enterré ses morts, qu’il a pu, grâce à ça, déterminer son espérance de vie ». Elle baisse les yeux, mais j’approche ma main et relève doucement son menton. « S’il-te-plaît, une fois dans l’arène, ne pense surtout pas comme un animal. Crois-moi, les tributs qui se pensent invincibles, il y en a énormément. Et tu gagneras, justement parce que tu sais que tu peux mourir en une fraction de seconde ».

Le soir des interviews est arrivé. Je suis nerveux. Après tout, je sais que cette soirée est décisive pour l’obtention de sponsors. Non pas que je craigne que Jo s’y prenne mal. Je pense, au contraire, qu’elle peut se mettre n’importe qui dans sa poche. Lorsque je pénètre dans sa chambre, elle se jette à mon cou. Je la serre contre moi. Je comprends qu’elle soit stressée. Ce n’est pas facile, tout ce qu’elle vit. « Tout va bien » ; c’est ce que je lui assure, en essayant de camoufler ma propre anxiété. Lorsque je recule, je peux vraiment la voir. Elle est absolument magnifique. C’est bizarre, je ne l’avais jamais vraiment remarqué, avant. J’appréciais son mental, ses qualités. Mais je ne voulais pas voir sa beauté. Là, je n’ai pas le choix. Je l’observe longuement. « Tu es… », murmuré-je doucement, et elle complète ma phrase. « Différente ? ». Oui, c’est le mot. Le genre de différence qui m’oblige à me souvenir de mon statut de mentor. Elle ne sait sans doute pas l’effet qu’elle peut avoir sur moi à cet instant. Et dans tous les cas, je ne veux pas qu’elle l’apprenne. Rien que d’y penser, je me sens mal. Je suis censé la protéger. Pas courir après elle.
La soirée se déroule sans accroc, et puis, Jo monte sur scène. Tout se passe bien, jusqu’à ce que Alpha Flickerman lui demande ce qu’elle retiendra des Jeux. « Le courage », répond Jo. Dans les coulisses, j’acquiesce. C’est une réponse acceptable, qui ne lui fera pas perdre de points auprès des sponsors. Mais elle poursuit. « Pas mon courage mais celui de Kaidan, mon mentor. Il croit en moi - enfin en nous - après tous ces échecs. Alors si je gagne, ma victoire sera pour lui, pour le remercier ». Je déglutis et palis soudain. Les autres mentors se tournent vers moi et m’observent. L’une d’eux, que je connais depuis dix ans maintenant, s’approche de moi. « Hunter, qu’est-ce que tu as fait ? La gamine en pince pour toi ». Je suis paralysé. Non. Non. Lorsqu’elle descend de scène, je l’attrape par le poignet et l’entraîne à l’écart. « Pourquoi ? ». C’est tout ce que j’arrive à lui demander. Je sens les regards braqués sur nous, et ça me met mal à l’aise. Je déteste être le centre d’attention… Je l’ai suffisamment été lorsque j’ai participé moi-même aux Jeux. Pire encore, je déteste que l’on suspecte une histoire d’amour entre elle et moi. Ça n’arrivera pas. Je veux juste qu’elle revienne vivante, et après, chacun fait sa vie de son côté. « Parce que c'est vrai. Rien de plus à ajouter », répond-elle. Je plante mon regard dans le sien, mais elle n’ose pas l’affronter et baisse rapidement les yeux. Sans rien dire, je la lâche et reporte mon attention sur l’interview de mon autre tribut, en essayant, par dessus-tout, de ne pas me préoccuper des gens qui nous observent fixement.

Dans deux heures à peine, les Jeux commencent, et Jo-Beth doit partir, je le sais. J’ai du mal à la voir filer. Sans doute parce que je reste convaincu qu’elle peut mourir ; qu’elle a même de gros risques de ne pas revenir. J’ai vu un peu les autres concurrents, et je ne suis pas stupide : ils sont bien entraînés. Ce sont des machines à tuer. Alors que mes deux tributs se dirigent vers l’hovercraft censé les emmener, j’attrape la main de la jeune femme, et l’entraîne un peu plus loin. Je jette un regard au jeune garçon qui l’accompagne. « Il ne s’en sortira pas ». Je la vois perdre pied à mes mots, mais je la force à me regarder en prenant doucement son menton entre mes doigts. « Tu ne dois pas l’aider. Je te l’interdis ». Elle ne peut pas comprendre, mais moi, je sais que c’est nécessaire qu’elle le laisse mourir. Je ne veux pas qu’elle lui donne ses objets. Je ne veux pas qu’elle essaye de le sauver. De toute façon, au moins l’un des deux ne rentrera pas. Et même si ça semble tellement injuste, je préfère privilégier le tribut le plus fort. Celui qui a le plus de chances de s’en tirer. Dans un monde normal, la question ne se poserait même pas. Il faudrait faire de son mieux pour sauver les deux gamins. Mais là, je n’ai pas le choix. « Kaidan… », commence-t-elle, mais je lui coupe la parole. « Tu vas revenir », dis-je en plantant mon regard dans le sien. Elle s’immobilise. Je ne lui ai jamais parlé de manière aussi impérative. D’ailleurs, je n’ai jamais montré, jusqu’à aujourd’hui, à quel point il est important pour moi qu’elle survive à ça. Mais j’ai peur qu’elle se considère déjà comme morte. Un peu comme si elle prenait mes paroles de l’autre fois au pied de la lettre. Je ne veux pas qu’elle pense à sa mort en permanence, non. Car si elle fait cela, elle peut tout à fait y succomber. Je l’attire contre moi avant qu’elle puisse me faire part de ses doutes. Il n’y a pas de place pour ça. Son cœur bat très fort, je le sens, et ça me tue de ne rien pouvoir faire pour la calmer. Ma main frotte doucement son dos, et j’embrasse sa joue. « À bientôt ». Elle me rend enfin mon étreinte lorsque je prononce ces mots, comme si elle finissait par se persuader. Oui, elle peut gagner. Elle peut rentrer. Et elle va le faire. Lorsqu’elle part enfin, ma gorge se noue, mon estomac se tord. J’ai peur de me tromper, vraiment. Parce que ce tribut est spécial, et que j’ai besoin qu’il rentre. Si Jo-Beth meurt, je sais que je ne pourrai pas continuer à être mentor. Je sais qu’il s’agira du tribut de trop.

Je plaque la jeune femme contre le mur. Elle fronce les sourcils et me gifle, mais j’attrape rapidement sa gorge et serre mes doigts autour. Elle grimace et suffoque. « Je ne voulais pas en arriver là, vraiment », lancé-je avec une pointe de sarcasme. J’ai vraiment besoin de ce sponsor. J’ai vraiment besoin que l’on envoie une aide à Jo. La jeune-femme essaie de me donner un coup de genou bien placé, mais je l’évite. Je la regarde fixement. « Envoyez-lui de la nourriture, et je vous laisse vivre ». Je sais, mes méthodes ne sont pas conventionnelles. Mais jusqu’à maintenant, le « conventionnel » n’a pas fonctionné. Il ne fonctionne jamais. Entre deux gémissements, elle me répond brièvement. « Elle va mourir de toute façon ». Mes doigts se resserrent et rapidement, elle change d’attitude. « D’accord, d’accord, on va lui envoyer quelque chose ». Je consens finalement à la lâcher, et je la regarde reprendre son souffle. « Merci ».

Je lui tiens la main, espérant qu’elle se réveille bientôt. Je n’arrive pas à croire qu’elle soit là. Ce n’est pas que je ne croyais pas en elle, non. Mais j’avais véritablement peur qu’elle y reste. Ce boulot de mentor ne me convient plus. De plus en plus, je me demande si Neo ne pourrait pas prendre ma suite. Et puis, quelque chose me retient. Il faut que je reste en contact avec le Capitole. Même si j’en souffre, même si c’est terrible. Comment le détruire, autrement ? Lorsque Jo ouvre enfin les yeux, je pense encore à tout cela. Mais ce n’est pas le moment. Tout de suite, je dois agir en mentor. Être fort, pour elle. Pour l’aider à se relever. Je vois que ça ne sera pas évident. Il lui est impossible de sourire. Impossible de se réjouir, alors qu’elle vient d’échapper à la mort. J’essaie de la rassurer tant bien que mal, avec mes mots maladroits. Mais elle m’assène la vérité en pleine face. Il est mort. Et elle pense que c’est de sa faute. Ce serait maladroit de lui dire ce que j’ai dit à Neo il y a quelques années, mais c’est pourtant vrai. Un seul d’entre eux pouvait s’en tirer. Et si elle était morte, je ne l’aurais pas supporté, pour je-ne-sais quelle raison. Je ne me doutais pas, bien sûr, que sa survie impliquerait aussi sa destruction. Elle ne s’en remettra jamais. À ce train-là, autant être mort. Je déglutis, alors que je la vois tomber en morceaux. Elle est inconsolable, irréparable. Mais je veux qu’elle sorte la tête de l’eau. Je saisis son menton et la force à me regarder. « Il le faut ». Il faut que tu sois forte, que tu tiennes le coup, mais ça, je ne le dis pas. Nous nous regardons quelques secondes, durant lesquelles je ne sais plus ce qu’il faut dire ou faire. C’est elle qui met fin à cet instant de flottement en m’embrassant. Je ne m’y attendais pas, vraiment pas. Sous la surprise, je reste immobile, les yeux fermés. Et puis, lorsqu’elle recule finalement, je murmure. « Jo, on ne peut pas faire ça ». Et c’est vrai. Je suis son mentor. Je suis plus vieux qu’elle. Et j’ai failli la perdre. J’ai du mal à croire qu’elle soit vivante, alors que l’on soit ensemble ? C’est simplement inenvisageable. Je me lève et me dirige vers la porte de la chambre. « À tout à l’heure ». Car oui, elle devra se montrer aux yeux du Capitole, plus tard dans la journée. Je sais qu’elle ne tiendra pas le coup. Qu’elle s’effondra peut-être sur scène, qu’elle pleurera sans aucun doute. Elle n’est pas si forte que ça. Et je m’en veux, je m’en veux tellement, de l’abandonner alors qu’elle a tant besoin de moi.

QUELQUES MOIS PLUS TARD
Je suis assis sur mon canapé indécemment cher, dans cette maison incroyablement vide. Face à moi, la télévision est allumée, toujours branchée sur la chaîne principale du Capitole, qui organise un « marathon Hunger Games » depuis quelques jours. De temps en temps, je me vois sur les images, alors que je n’étais qu’un gosse. Je vois ce regard traumatisé, ce teint pâle, ces lèvres tremblantes. Cette allure d’un enfant qui ne sera plus jamais heureux. Qui n’aura plus jamais le droit de vivre normalement. Alors, je regarde par la fenêtre, en direction de la maison de Jo. J’espère la voir sortir à tout moment, mais ce n’est jamais le cas. Je ne l’ai pas vue, vraiment vue, depuis son retour des Jeux. Certains disent qu’elle est devenue folle. Qu’elle ne voit plus jamais la lumière du jour. J’hésite parfois des heures, me demandant s’il faudrait que je lui rende visite. Mais je suis certain que ça ne ferait qu’empirer les choses. Nous nous sommes quittés sur un baiser. Depuis, plus rien. Je sais qu’elle va mal. J’aimerais en parler à quelqu’un, trouver un moyen de l’aider. Alors, je reporte mon attention sur les deux maisons adjacentes. Neo est sans doute le vainqueur le plus sain d’esprit ; mais je sais qu’il fait tout pour oublier les Jeux. Je ne veux pas lui demander de remettre le couvert, simplement pour me rassurer sur la situation de mon propre tribut. Quant à Myrcella, et bien, je sais qu’elle m’enverrait probablement balader si je venais lui demander de l’aide. C’est compréhensible. Voilà des années qu’elle a raccroché. Des années qu’elle s’isole également, qu’elle est devenue froide comme la glace. Elle n’était déjà pas très amicale lorsqu’elle était mon mentor ; aujourd’hui, je préfèrerais chatouiller un pacificateur plutôt que de lui demander de l’aide. Alors, je serre les dents, et regarde de nouveau la maison de Jo. Une maison devenue prison, asile, hôpital. À cette pensée, je frissonne. J’aimerais tant l’enlever à cet enfer… Mais je ne suis définitivement pas le chevalier servant qu’elle recherche.






Dernière édition par Kaidan Hunter le Sam 27 Avr - 12:55, édité 16 fois
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Age : vingt-cinq ans
Habite au : capitole
Emploi : commentatrice des Hunger Games
Humeur : ça dépend, mais un peu sonnée je dirais
Idéologie : on croit qu'elle est pro-Capitole, mais c'est le contraire

MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Dim 21 Avr - 16:56

bienvenue parmis nous !
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Idéologie : neutre

MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Dim 21 Avr - 17:11

MON AGNES
Ahem. Bienvenue ma biche ! Kaidan & Jo, ça va être de la bombe
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Tributs tués : 112
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Age : 24
Habite au : district quatre
Emploi : mentor
Humeur : troublé
Idéologie : anti-capitole

MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Dim 21 Avr - 17:15

Merci vous

Oh, Chloé
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Age : 22 ans
Habite au : district cinq
Emploi : Chasseuse car elle ne peut plus travailler à l'usine
Humeur : Aveugle, c'est peut-être pas une humeur, mais disons que sinon, ça peut aller.
Idéologie : neutre, elle n'a aucune raison d'haïr ou d'adorer le capitole

MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Jeu 25 Avr - 11:27

Bienvenue sur le forum.
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Idéologie : on croit qu'elle est pro-Capitole, mais c'est le contraire

MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Sam 27 Avr - 13:12

j'adore ta plume, elle est vraiment très agréable à lire et pauvre Jo, haaan donc :
Je tiens à te dire que ta fiche est validée.
Le staff te souhaite une nouvelle fois la bienvenue sur le forum, nous espérons sincèrement que tu plairas parmi nous. Afin qu'aucun oubli ne sois commis, passe faire un tour dans le bottin des avatras. Tu peux également poster tes scénarios, sans en abuser malgré tout et ouvrir une fiche de liens ! Nous te conseillons de bien remplir les divers recensements pour un meilleur jeu. Nous te donnons RDV dans la zone de flood si tu n'as pas déjà découvert ce paradis. Bon RP à toi et au plaisir ♥️
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MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   Sam 27 Avr - 13:15

Oui hein ? BOUHOUHOU.
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MessageSujet: Re: get mad, then get over it. ◊ Kaidan   

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