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 now you're just somebody that I used to know. (ft. Ryanne)

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Tributs tués : 112
Pseudo : Unserious
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Humeur : troublé
Idéologie : anti-capitole

MessageSujet: now you're just somebody that I used to know. (ft. Ryanne)   Sam 1 Juin - 21:52


« Love means never having to say you’re sorry. »

C’est une drôle d’impression que celle de croire que l’on peut mourir en permanence. De penser que la mort peut nous toucher du jour au lendemain, simplement parce qu’elle l’a fait une fois, mais nous a épargné. C’est vraiment étrange. Je ne me suis jamais senti aussi vivant, mais en même temps, je sais que mon cœur peut s’arrêter de battre d’une seconde à l’autre. Après tout, il est entre les mains du Capitole. Ils peuvent décider de serrer le poing et de le faire imploser. Et généralement, j’essaie de ne pas penser à tout cela, vraiment. J’essaie d’oublier que j’ai survécu à l’horreur, que j’ai côtoyé la mort de trop près, que ma vie en a coûté vingt-trois. Mais dans des moments comme celui-là, comme aujourd’hui, alors que je devrais être heureux, la réalité vient me frapper de plein fouet, comme si elle ne voulait plus me laisser un instant de répit.
J’aime mon district à cette saison. L’air est encore frais, mais pas trop. Les poissons commencent à se réveiller dans les lacs et les rivières. Les gens sortent de chez eux, discutent sur le pas de leur porte. Les couples s’enlacent dans la rue, comme si les saisons n’avaient pas de prise sur eux. Autrefois, je profitais de la succession des mois. J’attendais le printemps avec impatience, je savourais l’été, j’éprouvais même du plaisir à être emmitouflé dans un manteau bien chaud pour sortir en hiver, sous la neige. Mais depuis dix ans, toutes les saisons ont la même saveur. Je ne vois qu’une chose : le retour prochain des Jeux. Je n’arrive pas à profiter de quoi que ce soit, tout simplement parce que le temps qui passe me ramène inexorablement à cet événement. À la mort de tant d’enfants. À mon rôle de mentor, pour essayer de sauver l’un de ces gosses. L’an dernier, j’ai vu Jo partir. J’ai eu peur qu’elle ne revienne pas, peur de la perdre. Et cela, je ne veux plus le ressentir, parce que j’ai du mal à garder mon calme, mon optimisme, ma bonne humeur, lorsque je vois les corps s’amonceler autour de moi. Mon impuissance me tue, et en même temps, que pourrais-je faire ? Tout seul, je ne peux sauver personne. À part, lorsque je suis chanceux, quelqu’un de mon district. Mais à chaque fois, les pertes s’accumulent, et je songe à ceux qui ne sont plus là, qui ne le seront plus jamais. Alors, je sais qu’il est temps de me mettre un bon coup de pied dans les fesses. Je ne peux pas me lamenter en permanence. Le soleil brille ; c’est une journée idéale pour aller faire un tour. Avec un peu de chance, je pourrai même me baigner.

J’allais déjà au lac de mon district lorsque j’avais quatre ou cinq ans. Ma mère me laissait partir avec les voisins, et ne me revoyait qu’au soir, couvert de coups de soleil et un sourire jusqu’aux oreilles. D’après mes souvenirs, ce furent mes seuls moments de véritable bonheur dans ma courte vie. Je ne sais pas si c’est la nostalgie qui me pousse à aller là-bas, ou autre chose. Toujours est-il que ce matin-là, je passe très peu de temps chez moi. Alors que les rayons du soleil effleurent à peine le ciel, le colorant dans des tons rose-orangé, je suis déjà près du lac. Je passe une bonne partie de la matinée à ne rien faire. Je regarde simplement l’eau refléter le ciel, le reflet de l’astre solaire m’éblouissant parfois. Et puis, lorsque l’après-midi vient, je décide de me baigner. Je laisse mes habits sur un banc et saute dans l’eau, sans même me demander si elle est suffisamment chaude. Je connais le climat du quatre par cœur, après tout ; je n’ai pas besoin de tester la température avant de piquer une tête. L’eau fraîche glisse sur mon visage, sur mon corps tout entier, et je ferme les yeux. Cette sensation est agréable. Comme si je me trouvais hors du temps. Seul, perdu dans mes contemplations, à mille lieux du district. Lorsque ma tête émerge enfin, j’inspire une grande bouffée d’air frais. L’eau n’est pas si froide, au final. Je profite qu’il ne pleuve pas encore pour faire quelques brasses, et je sors finalement de l’eau en fin d’après-midi.
Les rayons du soleil rasent désormais le sol. Je n’ai remis que mon pantalon. J’apprécie trop le contact de la chaleur sur ma peau. En une journée, elle a déjà pris un léger hâle. J’ai la chance de bronzer facilement ; la chance, oui, parce que le Capitole m’aime encore plus. Je suis un gagnant séduisant et fortuné, qui plaît beaucoup au public féminin, apparemment. Quand je suis bronzé, c’est encore mieux. Non pas que je veuille leur faire plaisir. Mais ce n’est jamais mauvais d’être proche de ses ennemis. Je ne peux pas m’empêcher de sourire un peu, alors que je m’étire brièvement. Des bruits de pas me sortent rapidement de mes songes. Je me rends compte que je ne suis finalement pas dans une petite bulle à l’écart du monde ; c’est la vraie vie, c’est Panem. Je ne suis pas seul ici. Ce serait trop simple. Je me retourne pour faire face au nouvel arrivant, mais lorsque nos regards se croisent, mon sang se fige dans mes veines. Je perds instinctivement mon sourire, et tourne de nouveau la tête vers le lac, presque par automatisme. Comme d’habitude, je fuis ce que je n’ai pas envie d’affronter. Mais Ryanne peut-elle vraiment me le reprocher ?
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Tributs tués : 32
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MessageSujet: Re: now you're just somebody that I used to know. (ft. Ryanne)   Mar 4 Juin - 21:02

now you're just somebody that I used to know

Ces temps-ci, j'ai eu la vague impression que les frontières de mon district se rapprochaient et qu'éventuellement, elles se refermeraient sur moi. Peu importe l'endroit où je suis allée, on m'étouffée, on m'a ensevelie sous cette frénésie caractéristique qui accompagne l'approche de la moisson. Je suis perdue parmi ces jeunes entre onze et vingt-et-un ans qui s’entraînent comme des forcenés dans l'espoir d'être choisis et ces adultes trop âgés pour pouvoir participer mais qui compensent en encourageant les adolescents qui font partie de leur entourage. Mais peu importe s'ils sont jeunes ou vieux, ils me donnent l'impression de faire partie d'un tout. Une masse indistincte de groupies du capitole, de maniaques et de guerriers redoutables. Un groupe dont je ne fais certainement pas partie. En fait, je crois que ça n'a jamais été le cas. Même avant ma participation au jeu, je me sentais à part de tous ces gens. C'était probablement dû au fait que je ne me sentais pas concernée. Maintenant, c'est différent - je suis à part parce que contrairement à eux, j'ai expérimenté les Jeux de la Faim. J'ai volé, je me suis débattue pour survivre, j'ai été blessée et j'ai tué. Pour cela, les habitants de mon district me considèrent aussi comme un individu à part, mais pour eux, c'est quelque chose de positif. Pour moi, c'est tout le contraire.
Je pense que l'endroit où je me suis sentie à mon plus bas, ça a été dans ma propre demeure, au village des vainqueurs. Recevant sans cesse la visite de ma famille, fan des jeux depuis toujours et est plus qu'enthousiaste face à l'arrivée imminente des jeux, je n'ai pas pu tenter d'oublier. Surtout à cause de ma mère. Apparemment, l'idée que dans peu de temps vingt-quatre jeunes seront envoyés dans une arène pour s'entre-tuer la rend de bonne humeur. C'est un fait : les sadiques sont très heureux et épanouis à Panem.
Quoi qu'il en soit, ma mère est d'autant plus heureuse que ma jeune sœur soit éligible aux Hunger Games. Elle désire de tout son cœur qu'on la sélectionne et qu'elle revienne en vainqueur, comme sa grande soeur. Cette idée l'enchante, alors que moi, elle me dégoûte. Aucun mot n'est assez fort pour décrire mon désespoir lorsque je pense que ma soeur cadette pourraient se retrouver dans l'arène. C'est pourquoi je préfère ne pas y penser du tout. Après tout, il y en a des milliers, de jeunes éligibles. Le district deux en fourmille. Ce ne sera pas elle, ça ne peut pas être elle.
Les jeunes. Mes parents. Ma sœur. La moisson. Les jeux. Ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi je me suis sentie étouffée dans mon district. C'en est venu à un tel point qu'il y a quelque jours seulement, j'ai pris la décision de partir, au moins jusqu'à la moisson. Être une ancienne vainqueur à ses avantages - je peux sortir de mon district sans me faire accoster par des pacificateurs. Selon leur logique, j'ai gagné les jeux et j'ai tué pour le faire, je suis donc une des leurs. Je ne veux pas être une des leurs, mais je n'ai pas vraiment le choix de me taire et d'accepter de l'être. C'est plus facile ainsi, et ça a ses avantages.
J'ai donc choisis le district 4, qui me semble être un endroit relativement paisible, ou du moins comparé à mon district d'origine. Je n'ai pas réfléchis longtemps, je suis partie avec cette destination en tête. C'est pour quoi je suis actuellement en train d'errer dans le district de la pêche. Je marche, je marche et je ne pense pas. Je regarde le paysage, je fais le vide. D'ailleurs, le paysage est assez agréable à regarder - je suis au lac du district. Je me sens plutôt détendue, avec les clapotis de l'eau qui résonnent doucement à mes oreilles et la chaleur du soleil sur ma peau. Je suis seule, et... non, apparemment, quelqu'un d'autre a aussi décidé de profiter de la quiétude de l'endroit. Curieuse, je place ma main en visière au-dessus de mes yeux et observe l'ombre qui se tient devant le lac. Petit à petit, la silhouette se détaille. Je constate qu'il s'agit d'un homme. Il ne porte qu'un pantalon, comme s'il venait à peine de se rhabiller après une baignade. Je ne sais pas pourquoi, il me rappel quelqu'un. Je m'approche un peu, j'ai une folle envie de voir son visage même si c'est probablement ridicule. C'est presque impossible que ce soit lui. Néanmoins, je continue d'avancer. Je dois savoir, c'est tout.
Alors que je suis de plus en plus près, l'homme se retourne, interpellé par le son de mes pas. C'est lui. Dès qu'il me voit, son expression change. Il reporte automatiquement son regard sur le lac et la honte me submerge : il est clair qu'il m'en veut encore. Il a raison. Je voudrais tourner les talons et repartir dans la direction opposée, mais il est trop tard. Mon orgueil me pousse à avancer et même à prendre la parole. «Si ce n'est pas Kaidan Hunter. Je t'en prie, cache ta joie.» Mon ton est froid, cynique. Je regrette déjà d'avoir parlé - je n'ai aucun droit d'agir de la sorte avec lui, et il a tout à fait raison de ne pas vouloir m'affronter. Mais c''est plus fort que moi. Face à la peur - ainsi qu'à toute autre émotion négative-, je deviens instinctivement sarcastique. Ma réplique ne devrait pas le surprendre, cependant, c'est ainsi qu'il m'a connue : méchante.

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Dernière édition par Ryanne L. Hadley le Mer 5 Juin - 9:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: now you're just somebody that I used to know. (ft. Ryanne)   Mer 5 Juin - 6:59


« Love means never having to say you’re sorry. »

La première fois que j’ai vu Ryanne, c’était lors des interviews. Elle était tribut du deux. Sans vraiment savoir pourquoi, j’avais eu le pressentiment que mes deux petits du quatre ne s’en sortiraient pas. Depuis dix ans que je fais ce métier, j’ai l’œil. J’arrive à reconnaître les potentiels vainqueurs. Et parfois, je devine même quel est l’enfant qui va l’emporter. Ça énerve certains de mes collègues mentors. Moi, je vois ça comme un avantage. Ça me permet de ne pas miser trop sur l’un de mes tributs. De ne pas me faire de faux espoirs. Quand j’ai vu Ryanne, j’ai su qu’elle pouvait gagner. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elle allait entrer dans ma vie, la chambouler, et la quitter définitivement. Du moins, c’est ce que je pensais, jusqu’à maintenant.
Au début, tout allait bien. Nous avions commencé à nous fréquenter à son retour des Jeux. Elle était belle et futée, suffisamment pour clouer le bec à n’importe qui. Notre couple était sans aucun doute le plus glamour de Panem. J’étais fier d’être avec elle et, même si ça me tue de l’admettre maintenant, je l’aimais. Je ne sais pas si c’était le vrai, le grand amour, mais je ressentais une foule de choses à son égard. J’aimais ses yeux, son odeur, son sourire. Ses cheveux quand elle les détachait, ou quand elle les nouait en chignon rapide. J’aimais son rire, et sa manière de me regarder. Elle me renvoyait une image qui me plaisait. Je lisais dans ses yeux l’affection qu’elle me portait. Qu’elle semblait me porter. Alors, j’ai fait ce que je n’aurais jamais dû faire : m’attacher. M’attacher terriblement, au point de croire que je pouvais peut-être la sauver. Je ne la connaissais pas avant les Jeux, mais je savais qu’après sa victoire, elle était au fond du gouffre. Comme nous tous. Ce que je n’avais pas compris, c’est qu’elle ne voulait pas qu’on l’aide. Elle ne voulait pas qu’on la sauve de cet enfer. Elle s’y complaisait, et elle rejetait tout le monde, surtout moi. Je suppose que c’est dans sa nature. Je n’ai jamais pensé qu’elle était méchante, maléfique. Je pense simplement qu’elle est perdue, déboussolée, et par dessus-tout, qu’elle ne voulait pas de moi. Or, je n’allais pas rester avec quelqu’un qui n’a pas envie d’être avec moi. Surtout pas. S’il y a une chose que je n’ai jamais voulu inspirer aux gens, c’est de la pitié. Je déteste que l’on me plaigne. Que l’on réponde à mes désirs simplement parce qu’on ne veut pas me voir malheureux. Je veux que l’on soit avec moi parce que l’on m’aime. Et Ryanne… Et bien, elle n’a jamais compris cela. Comme elle n’a jamais compris que je ne voulais pas la quitter. Non, vraiment, je ne le voulais pas. Mais je n’avais pas le choix.

Je ne la regarde toujours pas, et prie intérieurement pour qu’elle fasse demi-tour et retourne dans son district. Très loin de moi. Je sais que ça sera mieux, pour nous deux. On ne se retrouve pas. On ne se dispute pas, on ne souffre pas. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Malheureusement, comme je m’y attendais un peu, elle décide de partir dans la confrontation. « Si ce n'est pas Kaidan Hunter. Je t'en prie, cache ta joie ». J’ai l’impression de revenir deux ans plus tôt. Sauf qu’à l’époque, elle m’appelait juste Kaidan. Et elle ne prenait pas cette voix mesquine que j’ai découverte à la fin de notre relation. Je ne sais pas quoi répondre ; comme toujours, elle m’embrouille. Elle m’empêche de penser clairement. J’aimerais tant lui dire de partir. Ou m’en aller moi-même. Mais je n’y arrive pas. Ryanne me fige sur place, comme elle l’a toujours fait. Je ne suis qu’un bambin avec elle. Un enfant terrifié devant un gros monstre. Je ramène mes genoux contre mon torse. Malgré moi, je me recroqueville. Parce que c’est comme ça que j’ai l’habitude d’agir devant elle. Elle ne me terrifie pas, non. Mais je sais que je n’aurai jamais le dernier mot. Dans peu de temps, elle est même capable de me reprocher notre rupture, alors qu’elle sait pertinemment qu’elle est la seule fautive. Si ça n’avait tenu qu’à moi… et bien, je pense qu’on serait toujours ensemble. Heureux, peut-être. D’un autre côté, je n’aurais pas connu Jo, et je dois avouer que je m’en serais probablement mordu les doigts. D’ailleurs, j’ai peur aussi pour elle. Je sais très bien que Ryanne peut m’attaquer à ce sujet-là. Je l’entends déjà lancer sarcastiquement une phrase bien sentie sur mon amour pour les tarées qui gagnent les Jeux. Quand j’y pense, ça serait légitime. Et ça me tue. Elle peut se servir de Jo à mon désavantage. Elle peut se servir de tout et n’importe quoi à cette fin. Parce que Ryanne sait pertinemment qu’elle a le dessus. Je ne pourrai jamais rien dire qui égalera son flot de haine et de malveillance, parce que tout ce que j’ai toujours voulu, c’était la rendre heureuse. Alors, je me demande pourquoi elle s’en prend à moi, en réalité. Dans l’histoire, je n’ai rien fait de mal. Je serais resté avec elle si elle ne m’avait pas repoussé avec autant d’ardeur. Et j’aurais tellement aimé la rendre heureuse, vraiment heureuse. Lui donner l’impression que les Jeux n’avaient jamais existé. J’aurais pu le faire. Mais elle ne m’en a jamais laissé l’occasion. À chaque fois que je voulais me montrer tendre, attentionné, elle se refermait sur elle-même. C’était comme si une carapace l’enveloppait. Une carapace que rien ni personne ne pouvait briser.

Mes yeux sont rivés sur le lac, et pendant tout ce temps, je me demande si elle est encore là. Si c’est le cas, elle doit attendre que je dise quelque chose, puisqu’elle a gardé le silence. Mais le fait est que je ne sais pas quoi lui dire. Je ne comprends pas ce qu’elle attend de moi. Que je me justifie pour avoir été comme je l’ai été ? De toute évidence, elle aurait préféré quelqu’un de violent, quelqu’un qui l’aurait laissée se morfondre et dépérir avec le souvenir des Jeux. Il y a deux ans, à peu près, nous entamions une histoire que je pensais être belle et tendre. Elle n’avait duré que sept ou huit mois, et encore, parce que je le maintenais artificiellement en vie. « Bonjour, Ryanne ». J’aimerais être plus méchant, vraiment. Mais ça m’est impossible. Et elle le sait. Elle sait que pour que je sois hostile, vraiment, il faut me pousser à bout. Elle l’avait fait à maintes reprises quand nous étions ensemble. C’était alors l’occasion de lui dire ce que je pensais. De lui avouer que son insécurité et son rejet de toute forme d’affection étaient insupportables. Mais là, nous ne sommes plus ensemble. Elle ne me connait plus, je ne la connais plus.
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